vendredi 22 mai 2015

La douce

Parce que ça me trottait depuis longtemps dans la tête.
Parce que (parfois) j'aurais envie de quitter ma grotte en laissant la porte grande ouverte.
Parce que je suis une nomade immobile.
Parce que je n'ai pas (encore) trouvé le moyen de mettre des roulettes à ma maison.

Je me suis vengée avec mon crochet!
Catharsis quand tu nous tiens...

Après une semaine d'absence numérique, je vous présente ma roulotte:


Haute comme un trognon de pomme (soit 14cm, les pommes sont maousses par ici) je l'ai faite au crochet 2mm, sur une armature en carton avec un mélange de fils divers et variés.


Tant que j'y étais, je l'ai sommairement aménagée.
Rien de plus sympa que de sortir la table pour profiter du soleil.


On peut même s'installer à l'arrière pour les séances de tarot, sous le regard bienveillant de la maison.

 La toiture amovible permet une inspection de l'intérieur garni d'une couchette (avec coussin et couverture) de la table (avec sa chaise désassortie) et d'un tapis coloré pour le confort.


En regardant par la porte, on entre-aperçoit l'ex-voto de la vierge (me concernant, Rita sainte patronne des causes désespérées serait plus adaptée...)

Toute roulotte devant être baptisée, j'ai décidée de l'appeler La Douce en référence à Irma et parce qu'elle est douce de tous les fils et rêves la composant.

Je n'avais pas l'intention de la mettre en vente mais une cliente a déjà mis une option dessus (sans connaitre le prix). Ceci dit, comme il m'a fallut un temps certain pour la réaliser (environ une semaine de travail, mine de rien) sa valeur est passablement élevée à mes yeux (et doigts!)

On verra bien, je n'ai encore pris aucune décision...

Profitez bien du beau temps, moi je retourne à ma table de travail...

A+

mardi 12 mai 2015

A propos des princesses

Le week-end dernier,  nous sommes (les parents et moi) montés aux environs de la capitale afin de célébrer comme il se doit (avec panache donc) les anniversaires de mes deux nièces (aka la princesse panda et la lutine bondissante).
C'est pas gentil-gentil de regrouper ce genre de festivité mais nous sommes quand même à 300km des précieuses et si l'on prend en compte le sort des bébés phoques (qui vont finir par attraper des coups de soleil à force de réchauffement climatique) il faut bien rationaliser tout ça...

Anniversaire donc cadeaux.

Pour ma part, j'ai misé sur du grand classique: des sacs à mains! (oh surprise!)


Pour la plus grande, je me suis lancée dans la couture du cuir:
Un daim à la couleur délicate (rose poudré) avec un semis de fleurs, le tout doublé d'une toile de lin grise avec de gigantesques fleurs dans des tons bleus.
Les attaches de la sangle permettent de fixer les indispensables licorne, Pikachu ou Bob l'éponge...
Pour la cadette, une petite gibecière en canevas dont les tons roses devaient flatter la girlitude de la donzelle (ce fût le cas!).
La doublure est une cotonnade japonisante (fleurs de cerisier sur fond vert pâle avec des touches or) J'ai placé un oeillet pour l'attache de gri-gri (ici de la maxi-paillette, du grelot et de la kimi doll) ainsi qu'un badge de la Belette rose (trouvable par là) trop raccord avec le sac et sa future propriétaire.


Les filles ont semblé apprécier leurs cadeaux, nous avons profité d'une météo estivale et c'est dans le jardin que nous avons dévoré le Fraisier concocté par notre paternel: totale félicité!!!

Après toutes ces agapes, revenons à du plus lourd.
Lors de mon dernier billet, certaines (n'est-pas Ahooka...) se sont désolées de ne pas voir mes mini Yoda et Leïa. Corrigeons derechef ce manque!

Voici Yoda:
Sublime téléphoto prise par Sista!
N'ayant pas de cliché de Leïa (et pas du tout parce que j'en voulais une à moi, rien qu'à moi...) je m'en suis confectionnée une deuxième que voilà:

oui oui, nous sommes bien à bord d'un vaisseau de l'Empire, D2R2 arrive d'ailleurs...
Ma MAC se prêtant bien à une ambiance techno, deuxième plan princesse/robot:

Obi wan, vous êtes mon seul espoir...
Comment ça je n'ai plus dix ans?! Z'avez une preuve? Hein?

Pour être plus sérieuse, je tiens à préciser que je me suis violemment inspirée des amigurumi de Lucy Ravenscar /Angry angel (visible là). Je voulais lui acheter le patron, mais elle ne les vend que groupés mais sans Yoda (qui n'est fourni qu'avec son livre/kit, et se faire livrer un bouquin depuis les US...comment dire...)
Ceci dit, sur sa boutique Etsy, vous trouverez d'autres personnage trop moumoute (Leïa dans l'épisode chez Jabba vaut le détour)

Bon, je crois que j'ai tout dit pour l'instant...

A+


mardi 5 mai 2015

La vie, les oiseaux, les mites...

Allez va, je profite du soleil pour vous photographier mon nouveau sac.

Je voulais vous en parler la semaine dernière et puis non, pas d'inspiration littéraire.
Du coup je m'y mets parce que la littérature n'est pas un argument dans le domaine du négoce, même artisanal.

Aujourd'hui je n'ai pas utilisé de canevas mais une broderie vintage (vraisemblablement 70) qui m'avait tapé dans l'oeil (aïe!) l'été dernier (je fais mes provisions pendant les beaux jours)
La broderie en question représentait une paire de coqs face à face au milieu de fleurs naïves tendance folk. Haute en couleurs (limite ça pique) mais avec un charme certain (un rien retour du Larzac quand même)

Mon plus gros souci (en dehors de ne pas gâcher une broderie) était de ne pas me retrouver avec un sac donnant l'impression de sortir d'un atelier péruvien de la banlieue de Pékin (mais si, vous savez bien: les chanteurs du métro qui font du play-back sur la bande son d'une pub de café...)
Le deuxième souci était le type de toile de fond, contrairement aux apparences elle est très douce (bon point) mais avec une trame instable (grrr) donnant l'impression de travailler dans le biais...

 A vous de décider si ma mission est remplie:


Le premier coq est bleu (crédibilité ornithologique totale) alors que le second est:

Rouge!

Pour doubler la bête, j'ai choisi une cotonnade rouge (restons tonique!) à motif toile de Jouy:


J'ai aussi placé une poche à rabat à l'intérieur (toujours les histoires de retrouvage de bazoufs...)

Il est disponible à la boutique au prix de 25€ (par correspondance les frais de port sont en sus mais pas le paquet cadeau qui est fait sur simple demande, vous pouvez me contacter par le lien là-haut dans la colonne de droite)

Sinon, je pourrai vous dire que j'ai participé dignement à la journée Star Wars en faisant un Yoda et une Leïa miniatures...sauf que je n'ai pas pris de photos et qu'ils sont partis en région parisienne (évaporée un jour, évaporée toujours).
Toujours dans la catégorie "je dis tout, je montre rien" : Vis ma vie avec des mites ou comment se battre à mains nues pour protéger mon stash!!! (avec l'aide précieuse de pièges à phéromones quand même)

En gros j'ai une vie trépidante mais ensoleillée (malgré les prévisions météo)

A+

mardi 21 avril 2015

Mon cher et tendre...

Peut-être inspirée par l'apparition de mon escroc champenois préféré, un sac...(quel rapport entre un poilu et un accessoire féminin? Mystère, encore que j'en connaisse un qui se pose là comme accessoire féminin...bref!)

Reproduction pixellisée d'un Fragonard (le chiffre d'amour) que j'aime tendrement (Fragonard hein, pas le pixel!)
La joliesse de Fragonard me parle toujours, je ne résiste jamais quand j'en trouve un et il finit invariablement en sac:


Un bon format qui se cale confortablement au creux de l'épaule avec des sangles rayées tricolores, fermé par une solide fermeture éclair (les languettes permettent une meilleure prise pour la manipulation de la-dite fermeture)
Pour accentuer l'ornementation, j'ai ajouté une fleur kanzashi (un tuto clair dont je vous ai déjà parlé, celui des Lubies de Louise [clic sur le rose])

Vu de dos, il donne ça:


Et, comme d'habitude, une doublure bien claire (pour retrouver le stylo qui se cache au fond, par exemple) complétée de deux poches plates contrastantes (pour retrouver les poches...)


Cette déclaration fait 37cm de large pour 24cm de haut.
Elle est en vente à la boutique au prix de 45€. Par correspondance, les frais de port sont en sus (pour me contacter, c'est là-haut dans la colonne de droite) mais pas le paquet cadeau (il suffit de le demander!)

Juste pour dire: Je suis super-contente d'avoir profité du rayon de soleil photogénique qui frappait une des jarres du jardin. Photo en lumière naturelle et sans trucage: décidément, j'aime le printemps!

Les hirondelles sont arrivées, la huppe chante au fond du jardin, mes tulipes ivoires explosent sous le soleil: Tout va bien!!!

A+

mardi 14 avril 2015

En route pour Cythère

Pour partir en voyage, il est indispensable d'avoir un sac...
Vous me voyez arriver avec mes gros sabots?

Ben oui, après les froidures et leurs mailles chaleureuses revenons à un des classiques de la maison: le sac.
J'ai mis un temps infini à me caler derrière ma machine à coudre (l'inspiration est parfois capricieuse) mais nous y voilà!

Je reprends en douceur avec une forme cabas, de larges anses et une doublure toute fleurie:


Une inspiration XVIIIème (violemment pixellisé) pour le canevas qui, du coup, m'a amenée à utiliser une cotonnade fleurie d'orchidées et de lys (que l'on aperçoit sur le bord des anses).

L'autre face est occupée par le paysage (bord de plan d'eau et verdure et folie: tout un poème!)


L'intérieur est équipé d'une poche (pour isoler les bazoufs que l'on ne retrouve jamais parce qu'ils sont au fond du fond du sac...)


Sur le coté, un gri-gri de satin rose avec trois grelots qui tintinnabulent à chaque mouvement (pas d'angoisse pour celles qui veulent circuler plus discrètement: ils sont amovibles!)

Ses 24cm de large pour 30cm de haut permettent de caser une bonne part des indispensables de la vie quotidienne sans se démettre l'épaule (ce qui est fort appréciable) A propos d'épaule, les anses font 63cm de long et 5cm de large.

Ce "Jardin galant" est disponible à la boutique au prix de 35€.
Par correspondance, les frais de port sont en sus (pour me contacter, c'est là-haut dans la colonne de droite) mais pas le paquet cadeau (il suffit de le demander!)

 Les merles font les malins dans le jardin, la porte de la boutique est ouverte, j'ai des manches courtes: Youpiii les beaux jours sont là!!!

ps: le titre c'est juste pour me la péter, façon "mine de rien j'ai des références"


A+

mercredi 1 avril 2015

Botanique (ta mère?)

Désolée pour cet à peu près (mais on est le 1er avril) c'était ça ou un poisson!

Parfois, mes clients ont des intuitions étonnantes.

C'est ainsi que l'une d'entre eux m'a conseillée auprès de sa soeur qui cherchait où faire confectionner le bouquet de mariage de sa fille.
J'ai une boutique de brocante, avant j'étais aussi tapissière. Je fabrique des sacs, des personnages bizarres et des accessoires au crochet.
Il était donc évident que je faisais des bouquets de mariée! Logique, non?

Le plus amusant c'est qu'elle ne savait pas que (dans une autre vie) j'avais travaillé un temps dans ce domaine: J'ai fabriqué des bouquets quasi à la chaîne dans un atelier parisien.
N'imaginez pas l'atelier façon Chanel, tout blanc et lumineux: c'était un sous-sol grisouilleux éclairé par de pauvres néons blafards (ce qui n'empêchait pas ce lieu d'être une des bonnes adresses du chic parisien).

Mais ça c'était avant.

Le mariage étant pour décembre prochain, j'ai de la marge (mais pas trop) pour concevoir l'avalanche de fleurs.
Depuis plusieurs semaines je fais chauffer mon pistolet à colle, découpe du sisal, enfile des perles, tords du fil de fer: la routine.

Comme une partie de ces fleurs ne servira pas (ce sont des prototypes et certains détails ne conviennent pas) je ne me vois pas mettre au rebut les recalées.

C'est ainsi que je me suis lancée dans la confection d'une petite série de barrettes fleuries (on dit "bijoux de tête" de nos jours, c'est plus tendance...)

Côté sisal, on obtient ce genre de chose:


En version feutrine, c'est plutôt ce rendu:


ou


Elles sont disponibles à la boutique au prix de 12€ pièce.
Si vous désirez vous en avoir une personnalisée, n'hésitez pas à me contacter (c'est là-haut, dans la marge de droite)

Côté poisson, je me suis contentée d'en manger ce midi...ça compte?
Sinon Ahooka (faut cliquer sur les lettres en vert pour y aller) vous en a concocté un, tout mignon, classe et facile à crocheter! Que demande le peuple?

A+

mardi 17 mars 2015

Non vraiment, le crochet ça détend...

Quand je vous avais montré mes achats parisiens, j'avais évoqué un début de quelque chose à base de laine orange.
Quinze milliard d'années (au moins) plus tard me voilà fine prête (les accords tous pourris c'est mon côté féministe...) à vous exposer le résultat.


Commençons par le commencement (c'est plus logique):

Dans le numéro d'été 2014 d'Interweave crochet, j'avais violemment craqué pour un modèle de châle. Tout petit le châle, juste de quoi habiller mes microscopiques (mytho!) épaules.
Autant le dire, nonobstant le niveau de complexité annoncé, ce devait être une promenade de santé...Mouais...
La difficulté vient, en théorie, du diagramme (c'est une variation sur le filet) que l'on doit scrupuleusement suivre (un peu comme pour du point de croix) donc concentration maximale exigée.

Tout à mal commencé:
Il m'a fallut environ cinq essais pour réussir à achever (au sens propre) les trois premiers rangs qui font quoi: quinze, vingt mailles?
Quand on travaille avec un crochet dentelle (au alentours de 1.5mm) on devient un chouïa tendue à ramer sur place. Limite je jette le machin par la fenêtre (du rez-de-chaussée, c'est parfaitement ridicule).

En fait, tout venait de l'absence de précision quant au nombre de mailles à chaque fin de rang. Hors, le filet c'est une histoire de piquets et d'intervalles, j'ai toujours été une bouse dans ce domaine.
Pour dire: même pour des plis creux sur un rideau, je suis obligée de faire un croquis pour m'y retrouver!
C'est ce que j'ai fini par faire.
Passé ce cap douloureux, tout à roulé sur des roulettes. Malgré un rythme d'escargot asthmatique, je suis parvenue à l'autre extrémité du corps de la chose.

C'est à ce moment que j'attaque la bordure (la vraie raison de mon engouement pour ce modèle): une frise de feuilles agrémentée de perles rocailles.
Jamais je n'avais crocheté des perles, ça doit être amusant à faire (cette fille est folle)
J'ai un petit peu déchanté quand j'ai réalisé qu'il fallait enfiler plus de...

1700 perles!!!

-Premier gag: compter les perles (cinq ans).
-Deuxième gag: enfiler les perles (dix ans de plus).
-Troisième gag: arrivée au tiers de la bordure, réaliser que je n'ai pas assez de perles (tiens, j'ai des cheveux blancs!).

Trépigner un bon coup et défaire...

Décider que j'intercale une perle contrastante.

Ne pas renfiler le tout mais ajouter la perle avec un micro-crochet (qui passe dans une rocaille...)

Tout ça pour se dire que, finalement, ç'aurait été plus rapide de renfiler...mais en bonne bourrique tu ne le réalises qu'au 2/3 de la bordure: tu continues au rythme de l'escargot sus-mentionné...

Et c'est ainsi qu'il m'aura fallut un bon mois pour faire cette satanée bordure (que deux heures par jours, mais tous les dimanches et lundis)

Autant vous dire qu'il m'est précieux ce châle!!!

Après avoir chouiné tout mon saoul, il est temps de vous le montrer, non?

(roulements de tambours, y'a plusieurs tambours pour la peine)

Mesdames zé Messieurs, j'ai l'honneur et l'avantage de vous présenter ma version de:




Oh, j'allais oublier le système d'attache:


Il sera parfait pour les fraiches soirées d'été.
Le vrai gag maintenant, c'est de trouver avec quoi le mettre!

A+