mardi 26 janvier 2016

Liberté, liberté chérie...

Attention, dans ce billet on va pouvoir constater à quel point je suis réactive à l'actualité.

Attention bis, il va y avoir du nichon! (une bonne façon de vérifier la réactivité de Facebook vis à vis de la nudité...)

L'actualité donc.
Je ne vous raconte pas ce qu'il s'est passé à la fin de l'année dernière. Tout le monde est au courant et proche de la nausée (que ce soit à cause des évènements ou de leur couverture médiatique).
Suite à tout "ça" je voulais marquer le coup à ma façon (autrement qu'en chialant/déprimant dans mon coin)

Très rapidement, avec la prolifération de tours Eiffel, drapeaux tricolores et autres républicanneries, une image s'est imposée: La Liberté guidant le peuple de Delacroix.
Je suis sensible à son œuvre (La mort de Sardanapale et ses carnets de voyage surtout) flamboyante, farouche, épique, tout ce que je ne sais pas faire en dessin en somme!

Entre-temps, l'Obs met Camélia Jordana en une, en Marianne. (visible par là)

Un buzz un rien crétin est déclenché.
Je me sens à la ramasse avec ma liberté.

Et puis crotte!
Le crochet c'est lent (moins que le tricot mais quand même)
Mes articulations protestent.
La liberté est immortelle.
Je me lance!


Toute de coton, faite au crochet 1.25mm, poitrine à l'air libre, elle est moins farouche que l'originale mais j'aime sa rondeur.

Avant de vous la montrer en pieds, je dois vous dire que je n'ai reculé devant aucun sacrifice:
Son corps est complet sous la robe, je me suis décarcassée à lui faire de belles fesses, des mollets potelés et des pieds délicats! On ne les voit pas à cause de sa robe mais tout est là (et je n'en suis pas peu fière!)
Pour tout vous dire, elle est même callipyge...


Je ne me sentais pas de faire le reste du tableau, mais je crois que le bordel cataclysmique de ma table de travail fait l'affaire (à croire que c'est la révolution permanente par ici!)

Je suis contente qu'elle tienne debout toute seule, malgré le poids du drapeau.
Je suis contente du rendu de sa poitrine.
Je commence à envisager de recréer la mort de Sardanapale.
Je crois que je ne suis pas tout à fait saine d'esprit...


L'état d'urgence me fait braire (pour une vache c'est cocasse)
La liberté est belle, farouche et ne supporte aucun conditionnel (au hasard une sécurité factice...)
Ne lâchons rien...

A+

édit:
Après avoir partagé ce billet sur Facebook, quelle ne fût pas ma surprise: Au lieu de voir apparaitre la première photo de l'article pour l'illustrer, c'est un des clichés de la marge de droite qui a été publié!
Sachant que tout cela se fait automatiquement, je ne sais qui incriminer, Fb, Blogger, le gluon du trou???
Afin de palier le manque d'image, j'ai donc posté la première photo additionnée de charmants caches en forme de croix noire sur les offensants tétons... A priori, ça passe...
Je ne sais que penser des personnes qui se sentent offensées par:
-primo des seins
-secundo des seins au crochet!!!
Et vous?

mardi 19 janvier 2016

Locavore

Fouyaya!!! Mais c'est qu'il y a de la poussière par ici!

Normal, à force de déserter...

Faut pas croire mais je ne suis pas restée à me tourner les pouces, non je manquais juste d'inspiration "littéraire".
La concentration sur les fêtes de fin d'année a aussi joué: Entre la boutique, les fabrications d'articles et la préparation des cadeaux je ne trouvais pas le temps de me consacrer au blog.
La lumière hivernale n'arrange pas mes affaires non-plus...
Enfin bref je n'étais pas là!

Tant qu'on y est:

Bonne année à tous/tes
Que 2016 vous soit toute douce!

(c'est pas trop tard hein?!)

Ça, c'est fait, passons au reste: à savoir les trucs faits avec les doigts!

Pendant que je me faisais des pieds plats sur les marchés de Noël, Môman en visitait d'autres. C'est ainsi qu'elle est tombée sur une jeune femme productrice de mohair.
N'écoutant que son cœur (qu'elle a grrros), ma bonne mère lui a acheté deux pelotes de mohair et soie... pour moi!
Soit 50g de douceur absolue.

Je venais de finir une écharpe au motif très réussi: La Feathery-scarf de Lisa Naskrent (plus de détails par ici)
Vous ne la verrez pas (pas de photos, je ne change rien cette année: je reste évaporée!) sachez juste qu'elle était d'un gris doux dans une jolie laine (mais vintage donc n'existant plus depuis lurette). Maintenant elle poursuit sa carrière au cou de ma sœur.

Revenons au mohair...
C'est donc ce modèle d'écharpe que j'ai employé mes deux pelotes de douceur:


Comme vous pouvez le constater, les torsades disparaissent globalement intégralement dans les poils des chèvres... Mais en fait, dans la vraie vie pas vraiment! (je ne suis pas super-claire mais c'est comme ça)

Tout ce qui compte, c'est que j'obtiens une chose d'une douceur incomparable, légère comme une plume et d'une chaleur... un vrai petit sauna!

La conclusion de cet épisode c'est que (ma mère est un amour mais je le savais déjà depuis longtemps) ça vaut vraiment le coût d'acheter en direct à de petits producteurs!

Si du mohair nivernais vous tente, l'adresse c'est:

Mohair de lune
7, rue de la Fontaine
Bonne Dame
58160 Béard
tel: 06 71 83 60 50/ mail: mohairdelune@gmail.com

Avant de vous dire au revoir, je tenais à vous montrer ce que m'a envoyé une Lady des plus élégantes:


Céline est une artiste pâtographe (ne cherchez pas dans le dico, c'est elle qui l'a inventé) qui s'est attelée à une série inspirée de Star Wars. Pour me remercier de lui avoir fourni quelques amigurumis ad-hoc, elle m'a offert son livret!
Je le trouve excellent!!!
Si vous voulez en savoir plus sur son œuvre, rendez-vous sur son site: redbkode.jimdo.com
(attention aux yeux sensibles, certaines images sont...chaudes)

Pour tirer ma révérence, je vous offre un extrait de Pâtes Wars:


Amour, gloire et paillettes sur vous

A+

mercredi 16 décembre 2015

L'irlandais carré

En ces temps de grisaille hivernale (bon c'est la fin de l'automne mais "winter is coming" n'est-il pas?) on se replie dans son chez-soi.
Des envies de chocolat chaud, de plaid, de biscuits et de chat ronronnant.
Oui, mais sous le plaid, bien calée dans son canapé, on a besoin de quoi? Hmm?

D'un coussin pardi!!!

Et bien, ça tombe bien!
J'avais justement sous le coude un petit patron des familles qui me tentait depuis un bout de temps: Le Starburst pillow de Jill Hanratty (trouvable là) un coussin fait de granny squares en relief (irlandais quoi)
Par ailleurs, j'avais dans mes réserves 200g de pure laine qu'on aurait dit faites pour ce type d'ouvrage.

Que je vous cause deux secondes de cette laine:
Je l'ai achetée pendant le marché de Noël de Saint-saulge sur le stand de Deux mains la laine.
Lucie y est feutrière, fileuse, tricoteuse et calineuse de moutons.
Ce sont donc les doux poils de ses moutons que j'ai acheté.

Comment vous dire?
En dehors de la satisfaction intellectuelle (moutons choyés, filière courte et tout le toutim) c'est un vrai plaisir de travailler un fil comme ça: Il est moelleux, doux sous la main, vivant (en plus il sent la bête!) et les doigts sont doux à la fin de la journée (merci le gras de cheveux de mouton!)

Voici donc mon coussin couleur mouton:


Un Starburst de 35 cm de côté en pure-pure laine.
Du côté du patron, pas de difficulté notable (si on maitrise les brides en relief). Comme tout se passe avec un crochet de 6.5mm on n'y perd pas sa jeunesse (un peu grillée sur ce plan pour moi mais bon...)
Mais je l'ai légèrement modifié (non, sans blague!).

C'est dans le dos que ça se passe:


J'ai préféré faire un dos lisse (originellement les deux faces sont identiques) mais ouvrable (pour le lavage)
Par ailleurs, cela m'a permit de le terminer avec la quantité de laine que j'avais à disposition (vous l'avez reconnue la fille qui ne prévoit jamais ce qu'elle va faire?)

C'est qui qui va pouvoir se caler bien au chaud? Hein? (je sais, j'ai trop de la chance)

Punaise, la nuit tombe déjà...

A+

mardi 24 novembre 2015

La fleur, Poucette et mon crochet.

Ce n'est pas de saison, mais dans mon jardin une fleur est apparue:


Malgré une totale inexactitude botanique, j'ai décidé que c'était une hellébore (aussi connue sous le doux nom de rose de Noël)

Après cueillette, il s'avère que le bouton de cette fleur cache une chose bien plus surprenante:


Une princesse!!!
Ce doit être une princesse du nord vu qu'elle se balade les bras nus par un froid polaire (-6°C ce matin...)
Ses longs cheveux scandinaves sont rangés en une princière natte et surmontés d'une petite couronne tandis que sont bustier est décoré d'une étoile bleue:


Cette poupée est tirée (encore!) du fameux livre de Brenda KB Anderson (plus d'info là) 

photo  Joe Hancock
Elle me rappelle une poupée que mon père nous avait offert à Sista et moi.
C'était une poupée multi-personnages qui rassemblait en un seul objet le petit chaperon rouge, la grand-mère et le loup: Il suffisait de retourner la jupe pour que la grand-mère apparaisse en dessous, le loup se révélait  en soulevant sa coiffe.
Depuis tout ce temps, au fil des déménagements, nous avons perdu cette poupée mais je la revois encore. Elle reste profondément inscrite dans ma mémoire et je pense que c'est à cause d'elle que j'ai voulut me frotter à ce patron.
 
Malgré les apparences, je n'ai quasiment pas modifié le modèle d'origine.
Le seul choix des couleurs suffit à changer l'identité de la donzelle.
Pour les cheveux j'ai préféré réaliser une perruque cousue en place sur la tête (un peu à la manière d'Ahooka pour ses Super Namdoll) C'est une technique que je trouve efficace pour les chevelures (et moins gourmande en laine par ailleurs)

Voilà une part d'enfance retrouvée en pleine froidure, c'est presque l'équivalent d'un bon chocolat chaud (fait par ma mère bien sûr!)

A+

samedi 21 novembre 2015

Comme un arrière-gout

Ces derniers temps, la marche du monde semble être au diapason de ma vie...ou l'inverse, peu importe.

Les évènements se succèdent en couches.
Comme un mille-feuilles.

Au fil des jours, après dégustation, je crois que la crème était avariée: elle me laisse un sale arrière-gout dans la bouche.

Depuis une semaine, je me sens comme anesthésiée.
La faute à la crève qui m'a attaquée sournoisement. Quoi d'autre sinon? J'vois pas...

Si vous avez prêté attention à mon petit chapitre de présentation (le machin sous ma photo) vous aurez noté que je suis une ex-parisienne.
Avant de m'installer à la campagne, j'avais caressé l'espoir d'ouvrir boutique du côté de la rue Oberkampf...

Et puis ça ne s'est pas fait.

Alors je suis loin des pulsations de la capitale.
Mais bizarrement pas tant que ça...


Entre la fièvre et le reste du monde j'ai beaucoup de mal à me concentrer sur mon travail. Comme une envie de me rouler en boule et de dormir jusqu'au printemps.

Alors j'ai fait un dragon.

Quel rapport me direz-vous?
Ben ça protège un dragon (z'avez déjà vu quelqu'un s'en prendre à eux, à part quelques chevaliers-bourins?) et le mien est doux en plus!

d'après le patron de Brenda KB Anderson (là)

De la douceur autour du cou, c'est ce qu'il faut en ces temps troubles où le froid pointe (enfin) son nez.

En guise de conclusion:
Tous les ans je fête le réveillon en famille chez moi.
Tous les ans je concocte le repas.
Tous les ans je rame pour trouver une idée de menu sympa.

Cette année je crois que je vais faire un croquenbouche pour le dessert.
Pourquoi?
Parce que John Oliver!
Si vous ne savez pas pourquoi, regardez ceci.
Il y a des jours où j'aime les américains...

Portez-vous bien (mais vraiment bien, hein!) et ne prenez pas froid (ni au corps ni au coeur)

A+

mardi 10 novembre 2015

Givrée

Me revoilà!
Ben oui, je suis passablement absente de la grande toile ces derniers temps. La faute au blues qui m'accompagne, un faux ami qui colle à mes brodequins...
Difficile de vous narrer de façon légère mes réalisations alors que je suis fatiguée (mais fatiguée à un point...).
J'ai décidé de mettre ça sur le compte du changement d'heure allié à une charge certaine de boulot (courbatures, bleus, ongles cassés: la totale!)

Ceci dit, je fabrique toujours intensément!

Le dernier projet en date est une commande de parure pour une future mariée.
Demande exotique s'il en est, sachant que je n'ai jamais fabriqué officiellement ce type d'objet (enfin si, mais dans une autre vie, quand je hantais la capitale, au siècle dernier, bien avant ma vie numérique, autant dire que c'était une autre personne!)

Le petit plus de Monsieur Bahlsen est le thème: La reine des neiges (sympa pour une noce se déroulant en décembre et plus de saison que la fleur d'oranger!)

Après quelques recherches documentaires (la trace: Sur Pinterest, mon tableau "fleurs") me voilà partie dans une fabrication intense de fleurs diverses dans des tons de bleus (pas de blanc, la robe sera écrue)

Après assemblage, voici le produit finit:


Un bouquet d'une vingtaine de centimètres de diamètre (sans mesurer les feuilles extérieures) composé d'un nombre lambda de fleurs (je me refuse à les compter) dans des matériaux aussi divers que:
du sisal
du papier
des perles
de la maille

Et tous les petits accessoires qui font la vie belle (pistils anciens et modernes, strass, fausses perles...)

Comme je gardais un mauvais souvenir des "poignées" que nous faisions dans mon autre vie, j'ai fini le bouquet comme s'il était fait de vraies fleurs. La partie où se pose la main est gainée de raphia (bleu) et de petites tiges duveteuses s'en échappent (en vrai ce sont des cure-pipes bleu tendre)

J'ai mal aux mains mais je pense que ça en valait le coût! (j'espère que la destinataire sera du même avis)

Dans la même foulée, j'ai exécuté des accessoires de coiffure (la demoiselle en avait envie) assortis:


Au choix, des peignes fleuris ou une couronne légère.

La couronne étant abstraite (vue comme ça) je l'ai posée sur une de mes têtes à chapeaux:


C'est une des manières de l'utiliser mais une coiffeuse pourrait la poser différemment (lovée dans un chignon par exemple)

Du coup, sur ma lancée, je continue à faire de petites fleurs à poser dans les cheveux... La tendance du head-band ne prends pas plus que ça par chez moi mais sait-on jamais!

Je retourne à mon établi et vous souhaite une bonne continuation...

A+

jeudi 22 octobre 2015

Tout de soie vétu

Parmi les objets que je chine, j'ai mes chouchous.
Ceux pour lesquels je perds parfois le sens des réalités (des trucs triviaux comme le prix de vente ou l'attrait commercial)
Les fermetures de sacs en font partie: Je m'ébaubis sur les matières, les détails décoratifs, la variété des systèmes de fermetures... Du grand n'importe quoi!
Je ferais mieux de penser au temps de travail nécessaire à la remise en forme de l'objet ou à l'usage du sac...

Cette fois-ci, le prix était raisonnable (mais pas le temps de façon, on ne peut pas tout avoir) et la monture (qui me semble dater de la fin des années 60) inspirante.

Dans mes multiples boites à tissus, je conserve de petits coupons de tissus vintage.
Au milieu de mes petits bouts se trouvait une portion de rideaux damassés, datant vraisemblablement des années trente.
Une petite merveille de soie avec des motifs en laine entrelacée de fil d'or (je pense que c'est bien de l'or: malgré son âge il n'est pas oxydé)
Avec une doublure ocre (damassée aussi mais synthétique) pour ne pas trop trancher avec le rouge-rouille de la soie, l'ensemble était prometteur.

Bien évidement, je n'avais pas anticipé que les motifs de laine poseraient problème:
La laine étant épaisse et très raide, chaque couture ou pli devenait raide comme la justice et épais comme le code civil.
Je me suis retrouvée à rogner les fils volants sur l'envers (en priant que le motif ne s'effiloche pas sur l'endroit: ça marche!) pour minimiser cette particularité (comme quoi du tissus pour ameublement n'est pas du tissus pour accessoire...je me tue à le dire à mes clientes!!!)
Pour me "simplifier" la tâche, la couture d'attache est ornée de perles rocaille noires (c'est tellement plus rapide d'intercaler trois perles à chaque point...)
Si on ajoute que la forme du fermoir n'est pas évidente à habiller, on arrive au bout de mes peines.

Il m'aura donc fallut plus de deux journées de travail pour achever le chantier, mais je ne suis pas mécontente du résultat:


Afin de faciliter l'ouverture du sac, j'ai confectionné un petit pompon avec la laine excédentaire en guise de tirette.
[J'en profite pour glisser mon dernier châle sur la photo, le Midsummer night's shawl de Lisa Naskrent (que j'avais fait en rose pour Môman) en laine blanche parce que c'est quand même plus drôle une couleur salissante dans une matière délicate à laver...]

Pour finir, le cliché de l'intérieur qui ne sert à rien si ce n'est garder une trace du travail:


Pour une fois, je n'ai pas fait de poche intérieure: la forme ne s'y prêtait pas. Il n'y a pas non-plus de séparation mais c'est le courage qui m'a manqué (il se pourrait aussi que j'ai oublié de le faire...)

D'un point de vue pratique, l'anse permet de le porter aussi bien sur le bras que sur l'épaule.

A partir d'aujourd'hui, il est disponible à la boutique au prix de 45€ (par correspondance, les frais de port sont en sus mais le paquet cadeau est réalisé sur simple demande sans supplément, vous pouvez me contacter via le lien en haut à droite de votre écran)

J'ai une masse de boulot en souffrance alors je ne m'éternise pas plus!

A+