mardi 1 septembre 2015

Drü!

Malgré les apparences, je ne parle pas norvégien, non non!

Drü est le cri d'un petit (par la taille) personnage de bande dessinée: le fourreux.
Une saga plus qu'un album: La quète de l'oiseau du temps.
D'un de nos très grands duos d'auteurs: Loisel et Le Tendre.
Quewouah! Tu ne connais pas Loisel?! (stupéfaction et accablement) ben alors va voir et pi là. 

Bon maintenant que les présentations sont faites, entrons dans le vif du sujet (dois bien y avoir du crochet quelque part...)

Le fourreux est un des personnages de BD qui me suit depuis le siècle dernier (d'ailleurs si vous connaissez un élevage qui en vend, je suis preneuse...). Mignon comme pas deux, avec un caractère disons...affirmé (c'est bien affirmé, ça évite de dire des gros mots) et une importance capitale dans l'intrigue: il a tout pour me plaire.
Comment résister à une mini-bestiole bleue qui possède une queue digne du Marsupilami et pousse un cri tel que: Drü!!!

C'est ainsi que je me suis mis en tête de le reproduire au crochet...
Bien vu: comment retranscrire la vivacité du trait de son auteur? Hein? Comment? (désespoir, dépression et alopécie de la crocheteuse)

[Autant vous l'avouer tout de suite: je ne suis que partiellement satisfaite du résultat]

J'arrête de tournicoter autour du pot (tourner est trop sobre) et vous montre la chose:
 
Là, c'est le fourreux sortant de la misère (la plante hein pas l'état de misère...)

Là, il est monté dans l'aralia...juste pour me faire bisquer!
Là, il est flou mais assis sur de la mousse
Me voici désormais propriétaire d'un fourreux pure laine, crocheté en 1.25mm!

J'espère que si vous ne connaissiez pas les albums dont il est issu, cela vous donnera envie d'en savoir plus (ou mieux, le truc de dingue: lire!)

 Sur ce, je retourne à ma table de travail (Loisel à dessiné une fée Clochette de toute beauté...)

A+
 

jeudi 27 août 2015

Dans une galaxie lointaine, très lointaine...

En guise de préambule, je dois vous dire que Star Wars et moi c'est une longue histoire.
Pour vous donner un ordre de grandeur, j'ai vu le premier opus (dans une salle des Champs Elysées) à sa sortie (en 1977) j'avais 8 ans (je suis vieille, les dinosaures, toussa toussa)
Quand il est passé à la télé pour la première fois, c'était sur Canal+ mes parents se sont abonnés pour le voir...
Depuis je n'ai raté aucune diffusion sur grand écran et chaque rediffusion télé me met en transe.
Que voulez-vous, ma bonne dame, on a les addictions qu'on peut!

Depuis quelques temps je suis occupée à réaliser certains des personnages de Star Wars à la sauce amigurumi.
Tout a commencé avec un petit Yoda que j'avais fait pour une amie de Sista. Après il m'a fallut faire une Leïa pour une de mes nièces.

Et pi un jour, une amie d'amie (sur Fb) cherchant les mêmes personnages pour un projet (dont je vous reparlerais un jour...si vous êtes sages) m'en a demandé.Après réception de ceux-ci elle a souhaité en avoir d'autres...
N'écoutant que ma bonne âme (parce que ça ne m'amuse pas du tout ces choses...) je me suis exécutée.

C'est ainsi que sont nés les bestioles suivantes:


J'ai démarré par un Ewok, tout en mohair. Que du plaisir à faire (côté personnage, par contre, c'est pas la même chanson: pour moi c'est le vrai début du merchandising, mettre un truc mignon qui ralentit l'action et fait vendre des peluches...)

Juste après j'ai enchainé avec un vrai méchant:


Jabba, la limace suprême, gluant, cruel et libidineux à souhait! Fait pour être détesté, il est tout aussi désagréable à crocheter...

Enfin il ne me restait plus qu'à me coltiner le seul méchant digne de ce nom:


"Je suis ton père" aka Dark Vador.
Je l'avais gardé pour la bonne bouche parce qu'il me faisait un peu peur: tout ce noir c'est pas évident à gérer!
Et bien j'avais raison, j'ai dut perdre quelques dioptries en le faisant. Il est bien le côté obscur (vraiment très obscur) de la force!!!

Attention spoiler!
Je ne le montre jamais à l'avance mais j'ajoute toujours un bonus à mes envois...
Cette fois-ci le bonus est en total rapport avec les personnages précédents:


Et oui, une Leïa pure laine! Dans le costume qu'elle porte lors de son séjour chez Jabba (où l'on découvre qu'elle est diablement sexy notre princesse inter-galactique)

La voici juste avant son évasion:


Pour vous donner un ordre de grandeur, Leïa culmine à 7cm de haut et tous sont réalisé avec des crochet de 2mm et 1.25mm.

Maintenant que ce chantier est achevé, je vais me remette à des tâches plus sérieuses (ou pas!)

A+

mardi 18 août 2015

Au bout du fil

Cinq fruits et légumes qu'ils disent...
Et bien moi je les suspend dans les airs!

Inspirée par les récoltes quotidiennes dans le potager de mes parents, un mobile végétarien:


Vous saviez qu'il n'y a rien de plus crétin à photographier qu'un mobile? Je le confirme: un mobile ce n'est que de l'air et prendre un cliché d'air c'est... comment dire... rien conceptuel!

Pour vous montrer tous les éléments je l'ai mis à plat contre un mur de ma cour, mais ce n'est pas sa position naturelle. En vrai ça donne quelque chose comme ceci:



Certains sujets pris à part:

l'aubergine (sur fond d'oiseau, petit pois et tomate)

les cerise

la clémentine

Tous ces végétaux sont crochetés en 2mm dans des fils variés (acrylique, laine, coton) le tout suspendu à des branches de bambou (du jardin) par du fil d'étalagiste (c'est celui que j'utilise dans mes vitrines)

A propos de bambou, celui utilisé ici était avant dans mon jardin, dans un pot.
Les saisons passent je ne lui trouve pas bonne mine.
Pensant que la taille du pot ou l'exposition ne lui convenaient pas je le propose à ma mère.
Nous le transplantons dans son jardin, dans une zone humide.
Quelques années plus tard, le bambou maigrichon et sub-claquant est devenu un monstre engloutissant tout sur son passage! Il a sur son tableau de chasse deux rhododendrons adultes et fait une dizaine de mètre carrés de surface!!! Mon père tente de limiter ses ambitions à coup de tondeuse mais peut-être qu'un jour la maison disparaitra sous les bambous...

Après ces digressions jardinières, je vous signale que le Mobilégume est en vente à la boutique au prix de 35€ (par correspondance les frais de port sont en sus)
Si un autre thème vous tente, n'hésitez pas à m'en faire part. Je fais aussi des articles sur demande!

Je pars déjeuner pour reprendre des forces avant de retourner à ma table de travail...

A+

mercredi 12 août 2015

Lin et l'autre

Admirez, je vous prie, le courage de l'intrépide crocheteuse affrontant (avec sa fidèle photographe) les températures tropicales qui affligent la Nièvre!!!

Au delà de 30°C, on frise la sainteté quand on pose de la laine sur son dos...
Mon sacrifice ne sera pas vain puisque j'en profite pour vous montrer, non pas un mais deux ouvrages!

Le premier est une robe en lin qui, ce matin même, était impeccablement repassée. Oui, mais c'était avant une journée d'atelier et le lin...comment dire... Ouais, c'est ça: le lin!

Ma robe espéciales hautes températures, donc.

J'ai repris le patron d'une combinaison vintage (probablement des années 30) que je portais en robe tous les étés. Jusqu'au jour où elle s'est délicatement déchirée (avec un léger soupir de coton, un petit râle d'agonie).
Je la trouve si confortable que je la conserve comme patron (j'en suis déjà à la troisième version, c'est dire mon attachement à ce petit bout de tissus exténué!)

Cette fois-ci je l'ai faite à bretelles en lui greffant une bordure au crochet, deux poches plaquées sont aussi bordées du même motif:


 Ledit motif est tiré du livre inspiré des contes de fées dont je vous ai seriné la qualité (je l'aime d'amour c'est plus fort que moi!). C'est la bordure de la nuisette de la belle au bois dormant (je suis trop royale comme fille!)
Pour la délurer un peu, j'ai coupé le devant plus court et ajouté un large pli creux dans le dos (ça c'est pour le confort)
Côté tissus, c'est un coupon de lin que m'a donné une voisine (et néanmoins amie). Lui aussi est vintage car il sort d'un grenier où il a passé quelques décennies...

L'autre ouvrage c'est mon nouveau shrug (je crois l'avoir mentionné dans mon dernier billet mais j'ai la flemme de vérifier...)
Une petite chose pure laine de 200g...


Comme d'hab' avec des manches trop longues (passqu' c'est comme ça que je les aime) et fermé par un unique bouton de nacre.

Comme le précédent, le patron provient de mon cerveau tout ramollit par la chaleur.
Comme le précédent il est fait en un seul morceau (pas de coutures!!!)
Comme le précédent c'est un fil fin, calibre dentelle (2/28 pour les techniciennes)

Les plus observateurs auront reconnut l'orange qui pique de ce châle (clic), c'est en effet la fin de mon cône (enfin presque, il en reste quelques grammes... sûrement de quoi faire une écharpe...)

Je suis partie d'un point de dentelle montré dans un de mes bouquins (Crochet me:Designs to fuel the crochet revolution de Kim Werker) et utilisé par Robyn Chachula pour un autre modèle de shrug.
Comme la dentelle était utilisée en bordure il n'y avait ni augmentation ni diminution. Il m'a donc fallut les inventer (bizarrement, je n'ai pas les bras tout droits...).
Comme sur les derniers shrug que j'ai faits, il y a des rangs raccourcis au niveau des épaules afin d'éviter les plis façon t-shirt aux aisselles:


Tant que j'y étais, je les ai faits en brides (comme ça on les voit et ça rythme le gilet)

La dentelle ayant un sens, j'ai crocheté deux parties symétriques partant des poignets pour les joindre au milieu du dos avec un rang de liaison.
C'est quand j'attaquais la bordure que j'ai réalisé que non seulement j'avais une encolure de diplodocus mais qu'en plus je pouvais loger deux bestioles comme moi dedans (mais uniquement si elles n'avaient pas d'épaules)
Résultat des course: il ne tenait pas sur mes épaules et flottait mochement sur les côtés...
Désespoir et crise de nerfs, soit je défaisais tout, soit je l'utilisais pour astiquer les cuivres (que je n'ai pas, il aurait fallut que j'achète des objets en cuivre, du coup j'ai défait)

C'est ainsi que j'ai ajouté une bonne grosse semaine à la réalisation de ce gilet.
Entre temps la canicule est revenue, je ne peux pas le mettre (sauf pour les photos) tout va bien!


Pour me venger, je vais me boire un grrrand thé glacé (il m'attend dans le fridge)!

ps: Et oui, le jardin de mes parents recèle des coins d'ombre où on croirait presque que ce n'est pas sec comme du foin!

A+

vendredi 31 juillet 2015

De l'alpaga, une baleine et un chaton...

Et oui, me revoilà!!!
Je ne boudais pas, non non non, mais je crois bien que la canicule a eut raison de mes neurones. Pas la moindre idée de billet en tête. Ce n'est pas la matière qui manque mais bel et bien l'idée littéraire (woaaah les grands mots!)

Tant que j'y suis je vais vous infliger des photos avec de vrais bouts de moi dedans...

Donc, aujourd'hui, je vous présente mon dernier shrug (enfin le dernier fini, parce que j'en ai un autre en cours)
Une petite chose réalisée en Drops Lace (soit un mélange alpaga/soie à un prix imbattable, à 10€ les 100g certains acrylique peuvent aller se faire solder...) et crochetée avec un crochet de 2mm.

Attention les yeux, c'est là que je m'exhibe (éloignez les âmes sensibles de votre écran, baleine en vue):


 Au passage, vous remarquerez la science de la pose que je maitrise violemment...

Pour faire ma blogueuse mode (qui a pouffé?):
-chaussures: Birkenstock
-pantalon: H&M
-t-shirt: Plantain de ma confection
L'absence de make-up et le brushing approximatif sont de mon cru...

Si vous trouvez que les manches sont trop longues, vous avez raison, mais je les voulais comme ça (je tire toujours sur mes manches pour y enfouir mes mains, autant faire des manches adéquates dès le départ)
Par contre, il semble asymétrique mais ce n'est pas le cas (je suis juste une pitoyable cheffe de shooting)

De dos la bestiole se présente comme ça:



Comme les photos en pieds ne permettent pas de voir la maille, un petit gros-plan vous reposera les yeux:


Une simple succession de brides (un peu à la manière d'un granny).
Tant qu'on est dans la technique, ce shrug est crocheté d'un poignet à l'autre, d'un seul tenant, avec une seule couture sous l'un des bras. Des rangs raccourcis au niveau des épaules apportent un peu de rondeurs (ça tire pas, ça plisse pas non-plus!)
Sachant qu'il ne m'a fallut que deux écheveaux de fil, le prix est franchement raisonnable pour un vêtement que je vais souvent porter. Surtout qu'il est léger (200g) d'une douceur incomparable et d'un pouvoir chauffant assez saisissant (à mois les fraiches soirées nivernaises!!!)

Pour conclure l'affaire, c'est toujours lors des prises de vues que l'on voudrait calmes que du public se pointe: ma photographe et moi avons été sans pitié avec ma nièce (la fille de la photographe) mais une autre personne s'est incrustée que nous n'avons pu éjecter:


Je vous présente Heidi, LA star de la famille (Mikado, le greffier des parents, boude...)

ps: ne me demandez pas d'où vient le patron, je l'ai inventé au fur et à mesure de l'avancée du projet.
pps: un grand merci à Sista pour les photos!

Bon ben voilà c'est tout pour aujourd'hui, je retourne à ma table de travail...

A+

mardi 7 juillet 2015

Viens dans mon comic-strip!

Après ma mixed-border (cf. épisode précédent) je vous avais dit que je pensais à une autre version de mon bracelet...Et bien c'est fait!

Comme un parfum d'adolescence, quand je faisait fondre mon argent de poche à vitesse subliminale en achetant des BD.
Attention, pas n'importe quoi: Les traductions françaises des comics américains, exclusivement des Marvel pour être précise (plus tard je découvrirais DC Comics par le biais de Batman, mais c'est une autre histoire)

Tout ça pour dire que le bracelet d'aujourd'hui s'inspire de l'ambiance graphique des ces bouquins avec une touche de Pop art (je n'ai pas suivi des études d'art graphique pour rien quand même!)

Bon, arrêtons le bla-bla et passons aux images:


De la couleur, encore de la couleur, toujours de la couleur...et un peu de typo!


Des boutons pop, un cercle chromatique (mine de rien)


Explosif, non?

La fois précédente, je pensais avoir touché le fond en matière de température. Grossière erreur, j'avais oublié que l'hygrométrie pouvait aggraver la situation!
C'est ainsi que je me suis retrouvée les doigts gluants de sueur, le fil crissant et le crochet gluant!!!
Yeurk!
Du coup, mon bracelet va passer par la case lessivage avant d'arriver à la boutique. Présentement il sent le vieux doudou trop aimé...

Pour les détails pratiques, il est entièrement constitué de fil coton (le même type que celui de l'autre bracelet) mais comporte une petite ligne de lamé et trois boutons plastique (néanmoins vintages).

Je le propose (après lavage) au prix de 35€ à la boutique (par correspondances les frais de port sont en sus).

Ne fondez pas trop, moi je me rue sur le frigo (ma cachette à café glacé)

A+

mercredi 1 juillet 2015

Le jardin anglais

Parce qu'à cette saison le jardin croule sous les fleurs.
Parce que, du coup, les parfums flottent dans l'air.
Parce que je suis (malgré une grand-mère normande et l'autre hollandaise) une fille du soleil (mais pas de la canicule).

Un accessoire raccord avec tout ça s'imposait.

C'est ainsi qu'est née ma mixed-border de poignet:

 Une manchette crochetée d'un joyeux mélange botanique.

L'inspiration m'est venue lors d'une conversation sur Fb à propos d'une série de bijoux de cet acabit, trouvée (je crois) sur Etsy mais dont la créatrice ne fabrique plus rien depuis plusieurs années. Sa production était franchement ravissante et assez scotchante côté technique. D'ailleurs les photos ne cessent de tourner un peu partout sur la toile.
N'écoutant que mon inconscience, je me suis lancé le défi de faire quelque chose d'approchant. Pas une copie bêtasse mais un ouvrage suivant ma fantaisie personnelle.

C'est donc armée de mon crochet d'1mm et de mon bataillon de pelotes de coton que je me suis lancée.

Quand j'ai réalisé qu'il me fallait 75 mailles pour tourner autour de mon poignet (et cinq fois plus pour les rangs de nopes) je me suis dit qu'un régime s'imposait que le chantier s'avérait moins court que prévu...
Il m'a fallut en effet deux jours pour l'achever, ce qui n'est pas raisonnable au vu de l'objet!

Voyons de plus près la bestiole:


Tant que j'y étais à faire du travail de myope, j'ai utilisé de microscopique boutons de nacre pour le fermoir:


Du coup il faut un peu d'agilité (ou une tierce-personne) pour le fermer, mais on a rien sans rien comme disait ma grand-mère (je ne sais plus laquelle, peut-être les deux d'ailleurs).

Une fois attaché il donne comme ça:


Vous imaginez le dévouement qu'il m'a fallut pour accepter de mettre un truc chaud par cette canicule?
Oui, il fait beaucoup trop chaud ces jours-ci pour porter un bijoux aussi couvrant. Mais ça ne durera pas éternellement...n'est-ce pas?

Pour en venir aux détails sérieux:
Il fait 20cm de long (dans la partie la plus petite, l'autre côté fait 21cm afin de suivre le galbe du bras) pour 5.5cm de haut.
Il est entièrement constitué de coton (sauf les boutons bien sûr!) et donc parfaitement lavable (à 30°C)
Il est en vente au prix de 35€ à la boutique (par correspondance les frais de port sont en sus)
Si vous désirez un emballage cadeau, je peux le faire: il suffit de demander!
Si vous en vouliez un à votre taille ou avec un autre type de motif, je peux aussi le faire: il suffit de demander (bis)

A propos d'autre motif, je pense avoir d'autres idées (non botaniques). Il se pourrait donc je vous en aperceviez d'ici peu par ici.

Vous je ne sais pas, mais moi je retourne me déshydrater à l'ombre...

A+